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Solipsisme Full Album Lyrics

Wolfshade - Solipsisme cover art
Band
Album

Solipsisme

(2015)
TypeAlbum (Studio full-length)
GenresAtmospheric Black Metal
Album rating :  95 / 100
Votes :  1
Lyrics > W > Wolfshade Lyrics (18) > Solipsisme Lyrics (8)
Submitted by level 21 록스타 (2017-10-21)
1. La tentation d'exister (5:02)
Nous ne courons pas vers la mort, nous fuyons la catastrophe de la naissance. Nous nous démenons, rescapés qui essaient de l'oublier. La peur de la mort n'est que la projection dans l'avenir d'une peur qui remonte à notre premier instant. Il nous répugne, c'est certain, de traiter la naissance de fléau : ne nous a-t-on pas inculqué qu'elle était le souverain bien, que le pire se situait à la fin et non au début de notre carrière ? Le mal, le vrai mal est pourtant derrière, non devant nous.
2. Cénesthésie (7:47)
Eprouves-tu cette impression étrange ? D’un corps embrasé par la chaleur d’un feu de pyrée, à jamais maintenu par le souffle de la vie. Désormais, tu pénètres les sensations arcanes de l’existence. Tu es contrainte au supplice éternel qui fait de ton corps le réceptacle des passions. Malingre, tu t’abreuves du fantasme exaltant des sens, ce venin qui anime la charogne. Cet alliage fait de chair et de sang est le fardeau qu’il te faudra supporter. Ce morne jour où la lumière t’a insufflé la vie t’a projeté dans le sépulcre de l’entité. Le rite sacrificiel de la naissance te noie dans une illusion organique. Eprouves-tu cette impression étrange ? D’un corps tenu captif par une conscience mystifié gisant impassible sur une scène artificielle. Désormais, tu vocifères des imprécations au ciel et à l’enfer. Aliéné dans cette substance mortifère, tu enfouis, tel le nécrophore, tes espoirs dans le tombeau de l’absurde sur lequel tu édifies ta réalité fantasmatique.
3. Hadopélagique (9:26)
Le sublime créateur, dans un moment de frénésie, répand sa vomissure en un agrégat confus de substances animées. Il exhale de son oeuvre un parfum fétide, expression du substrat organique, insufflant le mouvement perpétuel qui oscille de la vie à la mort. La crainte est le bâton qui éperonne la masse mouvante assujettie à la volonté hiératique du géniteur initial, captive dans cet autre monde ranci de l’abomination perverse donnant le souffle à la paisible charogne. Poussés par un besoin invincible de traîner leur viande chancie, les pantins, absorbés par de douces chimères, peinent à trouver un chemin dans ce théâtre abscon, l’amnésie leur ayant ôté la raison de ce gage. Prostitués par la détermination avide du génie souverain, les corps s’adonnent à l’orgie universelle, pérennisant l’ineffable piège de la procréation, par la libation de la semence pathogène. Voyez-les s’empourprer dans la honte de la communion ! Les misérables sustentent leurs propres démons expulsés des entrailles de dépouilles hideuses, insatiables comme des bêtes saprophages et faméliques. Leur idole infernal leur a délégué - par lâcheté égoïste - le cuisant labeur d’endosser le supplice de l’enfantement, maculant ainsi leur corps d’une cicatrice indélébile, souvenance du pêché originel. Dans cet abysse tant insondable qu’hermétique la cécité inhérente à la condition du sujet résigné discipline la foule léthargique à l’intention suprême d’un souverain dévoyé par la folie cannibalesque
4. Solipsisme (5:12)
Inquiété par une présence au monde insane, je nourris l’espoir d’impétrer la vérité sournoise qui agite ma conscience, animé par l’herméneutique sacrée d’une réalité impénétrable. Cette tâche à laquelle je suis assigné, de persévérer impudemment dans ce corps malade jusqu’à ce que l’ultime anéantissement vienne rétablir l’équilibre qui précède le désastre fondamental, éveille en moi une solitude métaphysique saturée de pensées hésitantes sur l’évidence consubstantielle à la vie d’exister dans un macrocosme certain. Les miasmes de la certitude qui émanent de cette négation libératrice de l’essence transforme mon existence hasardeuse en un souvenir amer d’égarement.
5. Palingénésie (2:17)
Je suis le feu de l’absolution expiant l’offense de la décadence. Je suis le feu de la purgation chantant la mélopée de la transcendance. Je suis le feu de la résorption apportant l’énergie à la nitescence. Je suis le feu de la destruction émancipant le sujet de l’obédience. Je suis le feu de la mutation psalmodiant le rite de l’émergence. Je suis le feu de la rédemption prêchant l’avènement de la renaissance. Je suis le feu de l’excarnation épargnant l’entité de la putrescence. Je suis le feu de l’insufflation exhalant l’effluve de la délivrance
6. Métaphysique des sens (5:51)
À l’aube de cet éternel retour, j’enterre mon âme dévastée par l’ascèse existentielle, profanée par la démence substantielle. Je nie toute excellence, je m’affranchis de l’illusion de la transcendance. Les sensations ne sont que des phénomènes au service d’une expérience enivrante. J’étais étouffé dans un linceul charnel déguisant la perception scélérate. Ta voix a réveillé cette métaphysique des sens. Rupture d’une quête artificielle sous un océan voilé
7. Vertige de l'immanence (I) (1:27)
8. Vertige de l'immanence (II) (5:39)
Le branle mécanique de la machine biologique, en un va-et-vient lancinant, s'essouffle à donner une signifiance à cette présence au monde hostile. Comme une créature naufragée, je me complais dans des espoirs brisés. J’implorais l’Eternel d’apporter la purgation à mon âme opprimée dans l’asservissement d’une nature damnée. L’asile de l’immanence suscite en moi une sensation vertigineuse réveillant l’angoisse ontologique d’être piégé dans le traquenard de l’égotisme.
9. Esthétique du néant (7:34)
Depuis le premier instant, expulsant du néant un corps arraché d’une béatitude innocente et de la froideur placide du vide, je fuis les provocations de l’éternel artifice qui me rappelle sans cesse, par des échos inquiétants, que l’existence est l’oeuvre d’une cicatrice originelle, damnation d’un démiurge offensé.Je fuis la catastrophe de la naissance tel le cafard lucifuge se nourrissant de l’âpreté délectable d’une nostalgie nocturne. La mort n’est que le piètre reflet paradoxal d’un souvenir généthliaque semblable aux lamentations d’un créateur déchu confessant l’absurdité de l’être. Ce qu’aucune prière ne saurait absoudre ! L’impensable néant est le refuge des âmes désenchantées qui jouissent de l’ivresse dionysiaque de l’extase prénatale délivrées du tourment du premier instant. Je refuse le ciel et la terre, le souffle et la chair. Cette sublime autophagie esquisse une existence avortée.
Info / Statistics
Artists : 34,220
Reviews : 7,812
Albums : 121,732
Lyrics : 149,276