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Crèvecœur Full Album Lyrics

Sale Freux - Crèvecœur cover art
Band
Album

Crèvecœur

(2015)
TypeAlbum (Studio full-length)
GenresBlack Metal
Album rating :  80 / 100
Votes :  1
Lyrics > S > Sale Freux Lyrics (32) > Crèvecœur Lyrics (7)
Submitted by level 21 록스타 (2017-10-06)
1. La pluie du matin réjouit le pèlerin (2:20)
2. Sois ton propre oiseau (7:08)
Extrait : Mon petit doigt m'a dit, interprétation cinématographique d'un roman d'Agatha Christie.

Le vent du nord aère la mélancolie au cœur crevant,
Libre comme l'air, à l'hiver huant,
Écarlates cordes liées à l'allure brune s'accordant,
Cordes vocales déliées dans l'inverse discorde.

Fait que cet oiseau ému par les vers éphémères,
Affaité malgré, s'envole, vole, survole ma terre,
En totale liberté.

Allez, vas-y, pars !

Sois ton propre oiseau.
Sois ton propre oiseau.
Sois ton propre oiseau.
Sois ton propre oiseau.

- Dunkel, 27 novermbre 2013 -
3. Irancy (6:56)
I. Départ de la Belle Arrivée
-Troquet et lieu-dit de la campagne de Talensac, Ille-et-Vilaine-

Enfin libre !
A vos chattes mesdemoiselles, à votre mort messieurs...

II. Enfin seul...

Je trinque seul !

Je trinque seul ! En passant devant tes chiens que j'excite, à tes femmes qui devant moi s'exhibent.
Je trinque seul ! J'ai lâché toutes ces gourdes vides, infidèles naturelles jusque dans leurs bides.
Je trinque seul ! Pour de plus pleines gourdes qui fidèlement dans mes veines se vident.
Je trinque seul ! Mais tes yeux couleurs vives et ton cœur disponible le désir en moi ravive.
Je trinque seul ! J'inhale ton corps à pleine poitrine, bois ta bave, ta sueur, ta cyprine.
Je trinque seul ! Ma langue parcourt ta nudité, savoure ton sucre, ton sel, ton acide.
Je trinque seul ! Enfin dans ta bouche mes fluides lors de ton orgasme qui salive.
Je trinque seul ! Entre le cul des filles et le cul des bouteilles, je trinque à toi vaginale femelle.

III. Escapade...

A la France d'Oïl !

Oïl ! Oïl ! Oïl ! Déversant mon libre sang en vallée d'Auge à Crèvecoeur, coeur !
Oïl ! Oïl ! Oïl ! A votre mort je répands de Plœmeur à Mœurs jusqu'à Cravant.
Oïl ! Oïl ! Oïl ! Au Cruor du grand nord dont l'aigreur en assure la hauteur.
Oïl ! Oïl ! Oïl ! Et veille sur l'excellence sans accents de ses ferments.
Oïl ! Oïl ! Oïl ! Irancy, capitale au centre de l'enceinte du pays aux mille pluies.
Oïl ! Oïl ! Oïl ! En garde du nord de la France, je trinque seul, honneur lui faisant.
Oïl ! Oïl ! Oïl ! Encore tout seul en cœur à l'or des caves aux vignes d'Irancy.
Oïl ! Oïl ! Oïl ! Toujours tout seul mon cœur sera libre et je trinque seul à l'écusson normand.

IV. En garde du Nord...

Je m'escapaderai dès venir l'aurore,
Accords d'Irancy en garde du Nord,
Je crèvecœurerai à jamais fidèle,
Seul en retraite, libre à la belle...

V. Échappée belle...

...Échappée belle loin des femelles aux cœurs cruels,
Mon piaf rebelle, et de plus bel me mettre sur l'aile,
D'encre sans elles s'imbibe ma penne, je ferai halte,
Je raviverai cette soif face aux comptoirs purs malts,
De verre en verre, allez d'accord ! Je composerai,
De vers à l'envers j'écrirai les plus mauvais,
A drache laisse ta place ! Les plus vieux, les jours sans,
Bientôt de pluvieux airs d'Octobre, viendra le temps.

VI. Arrivée en retraite à la Vallée d'Auge.
-Bar du centre bour de Crèvecœur-en-Auge, Calvados-

-Interprétation instrumentale à 6 guitares-
4. Les jours sans (7:36)
Sans.
Ce grand cafard noir qui flotte au vent, au mauvais temps de mon pays de cocagne.
Cette veillée tard coulant à flot à l'instant sale qui s'étale à fond de la caravane.
Vanne béante au fût de l'amertume en ce jour sans rouge sang.
Qui suinte à la Fuite ou l'ermite enfermé fuyant le jour suivant.

Cent larmes qui tâchent à l'excès le culot vermeil des bouteilles.
Cent lames qui courtisent les plaies au goulot libérant mes franches ailes.

Sang sensuel dans le vin ruisselle en de parfaites et fines perles.
Sentencieuse gorgée des délices délayés au cristal levé de saveurs frêles.
Tendancieuse étreinte je trinque à l'ardeur de sa flamme chaude comme l'Enfer.
Verre vidé à la face du miroir, à la mémoire de sa frasque froide comme l'hiver.

Avec.
Cet homme rouge-gorge qui sans réserve nous verse moult pintes de bières,
Ma muse à l'aura qui se diffuse, de ses auburniens reflets aux mèches d'amers,
Qu'avec Xav on s'ivre sans y penser, aux sphères spirituelles des ales pâles,
Se finir avec Max sans morale, en boucle : Ugly Misanthropic Metal !

En ligue avec la Vodka qui me la confia, à bras ouverts elle s'ouvrait en défiance,
Me la ravit iniquement, je reste là sans voix, me console et bois en défaillance,
Que crève cette prochaine aurore bâtarde qui fût faite pour boire,
Vivement l'Enfin Seuls obligatoire qu'on veille tard à l'éternel du soir.

Ce fût un jour sans.
5. Drache (9:37)
-L'enfleurage d'un premier printemps (5 Mai 2013) :
C'est l'histoire dramatique d'un printemps avide d'inexplorées ondées.
Écoute ! Drache t'a épousée le vingt mai à l'amorce de l'été.
Et l'exquis s'esquissait sous l'effet des averses parfumées.
Premières étreintes, premières étendues, et la drache au printemps s'était alitée.

-L'été en intimité :
Ma tendre drache anxieuse que tant de vertus amassent.
Elle se penchait et apposait ses qualités à l'étroit espace.
Ma douce drache repose tes faiblesses à l'intimité salace.
Des gouttes d'été qui s'évaporent, renouvelées, à l'instant se lâche ma drache.

Drache, flotte du Nord, à flots déborde.
Drache, perds pas le nord, perle ton or.

-La demeure automnale :
Adorables jours d'automne, drache était là, à déverser les plus sensuelles eaux de l'année.
Elle s'unit à lui, impunément, lui tout gris, elle toute éclairée.
L'ondée de cette année s'est figée, au premier Octobre s'imbibe.
Sans ce flot d'absences réitérées, on aurait eu un hiver torride.

-L'hiver en solitaire :
Tout l'hiver sans relâche des trombes d'eau tombèrent, pourtant drache du matin au soir n'était pas là.
Du soir au matin loin des yeux loin du cœur, sans elle, seule, l'oubliée saison s'étancha.
A crever de soif sans ton eau mielleuse je me suis désaltéré à l'eau régale.
Afin de dissoudre mon âme violée dès le matin à la défonce royale.

Dunkel plus que Dunkel enivré de la tête aux pieds jusqu'au suivant printemps.
Qui meurt avant l'heure et les saisons crèvent une à une sans nous laisser le temps.
Plus Dunkel que Dunkel tu meurs sans broncher ! Ô ma drache...
Pas plus fort ni meilleur mais plus écorché, déshydraté, ma drache me lâche.

-L'effleurement d'un second printemps (13 Mars 2014) :
Ma drache se bride à l'aurore d'un second printemps.
Qu'elle lâche pour qu'à la place, quotidiennement.
Elle assèche nos rosées pour une nouvelle ère de glace.
En laquelle toutes saisons par nature s'effacent.

L'hiver... L'hiver... L'hiver fût rude mais acclimate nos eaux communes sans baisser les bras,
N'abandonne pas notre enceinte passagère, le printemps reviendra,
Les variations saisonnières arrachent les barrières de nos carences,
C'est drache qui chante l'hymne de notre route qui avance.

"Encore à contrecœur je l'ai laissée me déposer, j'attends seul à présent le cœur arraché, les bras lacérés.
L'esprit incarcéré dans les mauvaises pensées, des heures durant, des années, un train à destination de l'Enfer acéré"
6. Octobre (8:10)
Allez !

Ce matin à l'est se dresse mon front d'aplomb au froid sec de lumières aurifères.
Qui transpercent - en ce jour- éclipsées, et disparaissent dans l'ambre atmosphère.
Au soleil étiolé par la lune qui s'en moque car mise à l'écart par l'automne en scène...
...Au ciel étoilé à la brume qui m'évoque, le déboire du soir noir où elle fût pleine...
...Comme moi une fois face au voile levant qui embrume cette fin de Septembre.
Et même brave en jouant cet air grave, je sais qu'en même temps je l'appréhende :

La poisse, la malchance des jours d'Octobre.

Octobre ! Lâche ta glace.
Octobre ! Mon sang efface.
Octobre ! De lames éclaire.
Octobre ! Affirme le fer.
Octobre ! D'ailes pourvoit.
Octobre ! Vole avec moi.
Octobre ! M'elle violé mes rêves.
Octobre ! En cœur qui crève !

De poisse, de malchance, de jours jouant à Octobre : Joue !

La poisse m'invite du matin au soir,
On chante sur ce riff et puis on boit,
A ces jours du passé et contre l'avenir,
C'est sûrement maintenant qu'elle va venir.

Alors qu'encore elle joue la plus forte,
La poisse ne sait pas qu'Octobre est avec moi,
Encore un verre justifie l'effort,
Et j'empoigne ma gratte : Octobre joue encore... Encore !

Allez !

Cela étant, pas assez d'isolement,,
Il faut encore que s'en mêle la mort,
Mais la poisse sur moi n'aura plus d'effet,
D'Octobre à Mai : un jour parfait.
7. Crèvecœur (7:07)
Tel ce quatuor de notes d'Octobre qui firent malheur à mon cœur sobre,
Qui me lâche la douleur quotidienne, épris d'elle que mon cœur enlace,
C'est cette fille dont les cheveux s'offrent en pudeur sensible du soir,
Ôter à moi sa douce odeur, sa creuse caresse et reprendre un peu à boire.

Crèvecœur.

Et ivres morts nous partirons, boirons la vis à foison corps,
Nous mangerons notre fragment, instant de vie au soir s'endort,
Si longtemps si loin qu'un jour noir même se traineront nos cœurs usés,
Pour d'autres parcelles moins belles, sur deux inverses allées se versent deux ardeurs enivrées...

J'ai traîné ma rancœur fatiguée trop loin et trop longtemps sans allers-retours,
Que poser sur le tien mon cœur crevé me ferait du bien, sois mon amour,
Alors libère tes eaux radieuses à l'affluent qui sans toi coule à rebours,
Vois moi à présent qui subis seul, sale et saoul, Coulanges-la-Vineuse, je savoure.

Aime-moi ! Je t'aimerai de tout mon cœur en retour.
Aime-moi ! Je t'aimerai de tout mon cœur, à mon retour.

C'est Crèvecœur (ad lib)
C'est : Crèvecœur

Crève !
Mais !? Crève !
Crève !

Crèvecœur
8. Vesper, ce dernier soir où je me noircirai comme un corbeau (16:10)
Une dernière fois je foncerai tête baissée tout droit aux remparts de la mélancolie pure,
De litres de bile ce soir je noircirai mon cœur de corbac de mauvais augure.

Retirant mes ardeurs dans la froideur marmoréenne,
Ce soir encore mon cœur perce son éclat pérenne,
J'assassinerai toutes anciennes douceurs sincères,
Au travers d'éphémères langueurs solitaires,
Je sanglerai mon bras, sans sangloter exhiberai mon propre sang,
Et pour qu'enfin tu viennes voir son ardeur je prendrai mon temps,
Qu'éclate et s'efface mon écarlate préface à la face de ce monde hideux,
Que seules les blattes et les pattes des corbacs s'arrachent mes lettres d'adieux.

C'est à dessein autonome que prématurément j'ai vieilli d'automnes en automnes,
Laid comme la lune qui m'assomme, ici mille nuances de gris j'entonne,
A refroidir mes plumes entre les six embruns glacials de l'or pâle...
...Au soir ! Boire en Suisse à la floraison d'Outrenoir Freux Sale.

Et seul je briserai vos lanternes,
De mon aire j'hèle les aires qui vous cernent,
Mon fiel j'étrenne et veille sur la vieille flamme...
...Noire, dressées à l'œil levant de l'oriflamme.

Chante !
Décante l'eau.
Automne déchante.

Danse !
Sens arrière.
Hiver cadence.

Crass !
Me casse seul.
Esseule la classe.

Crève !
Sève au cœur.
Tes pleurs, conserve.

Se noircir comme...
Se noircir comme un corbeau.
Se noircir comme...
Se noircir comme un corbeau.

A me noircir comme une nuée de corbeaux,
Qu'à mon arbre seul, mon tombeau,
J'ai vécu une vie sans chaleur,
Je m'en arracherais bien le cœur,
Pour l'offrir en légitime repas,
Au premier freux qui passera.

Sale Freux ton heure viendra,
Iris morte élance ton aura,
Enserre-moi sous l'aile, ma sœur,
Dernier heurt empoigner mes couleurs,
Issue finale saisir goulot et drapeau,
Se noircir comme mille putains de corbeaux.

Avec ma plume qui lacère comme un poignard,
J'ai noirci ce papier comme ultime étendard,
J'ai choisi d'en finir avec la mélancolie dont j'ai bouclé la corde...
...Que je défie à la folie dont la froideur va mordre.
9. La pluie du soir séduit le cafard (2:17)
 
Info / Statistics
Artists : 34,238
Reviews : 7,823
Albums : 121,881
Lyrics : 149,338