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Vertige | Full Album Lyrics

Basalte - Vertige cover art
Band
Album

Vertige

(2018)
TypeAlbum (Studio full-length)
GenresAtmospheric Black Metal
LabelsIndependent
Album rating :  90 / 100
Votes :  1
Lyrics > B > Basalte Lyrics (4) > Vertige Lyrics (4)
Submitted by level 21 Eagles (2018-03-07)
1. Ce que le corps doit au sol (12:25)
Des cernes tristes se dessinent sur un visage tombant en lambeaux. Des reflets nostalgiques s’effacent des résidus âcres d’un vécu magnifié par l’illusion et décoloré par le temps. L’insuffisance des souvenirs ôte sa splendeur – ne laissant que peau morte – au corps vieillissant, revêtant un habit monochrome, parure vertigineuse voilant la mort de l’âme et l’engrais du sol. Vermine à découvert, son masque qui dépérit n’est pas abandon; que défiguration. Il verse une larme sur la dîme des hommes; se retire tranquillement comme l’imposteur de sa propre existence, son reflet fragmenté lui paraissant ô combien plus familier. Fin de siècle funèbre, un cadavre tourne le dos au ciel, creuse vers ses semblables, y cherchant son désespoir.
2. La sclérose coule dans ses veines (14:58)
Un seul totem fixe au milieu d’une chambre forte, souillé par la honte et vacciné aux crises d’angoisses. Sa cloison obstinée est un exil vide de sens. Agenouillé et omniscient, immobile, pour que nul ne l’aperçoive. Ivre de toxines, cette statue de marbre brille d’un éclat infect. Voilé par sa mue excédante, pétrifié, il contemple sa surdose pour faire suite aux sécrétions de sa prose et l’emporter vers sa gestation. Dans ses veines arborescentes, un venin se fige. Poison imaginaire se solidifiant sous sa chair. Abreuve-toi de son sang, car ce totem n’est plus.
3. Acouphène (8:49)
Estampes faites de vide et d’angoisse sifflent à l’oreille un vertige quotidien, cristallisant la répulsion du calme. Somnambulisme paranoïaque perforé par les lésions de la quiétude. Cacophonie des sourds qui hallucinent dans la pléthore de figurants muets aux hurlements éteints. Scintillement futile, tympans stériles, épiphanie, calomnie. Les maux disparaissent, mais l’acouphène reste. Le vacarme ambiant y est perméable comme une plaie ouverte qui jamais ne coagule. S’étourdir, fuir l’accalmie, noyer l’écho, retrouver le silence d’où émerge ce cillement. Claustrophobe, le corps névrosé gît, un parasite dans le crâne. Les nerfs coupés pour effacer l’assourdissement, mettre à terme la langueur supplicieuse, rumeur incessante, leurre irréversible.
4. Éclat de verre (15:03)
D'un simple regard apathique, j'observe le relief inachevé. Fantôme instigateur d'un malaise omniprésent. Prisonnier d'un univers immuable, errant dans ce brouillard trouble aux issues rarissimes. Mis en phase, je ne suis qu'une carcasse flottante, planant dans l'absinthe. Extase sempiternelle transcendant tous les niveaux de l'existence, précipitant ma chute. Je tombe sans cesse dans les limbes de mon tourment, condamné à ce cycle perpétuel.
Info / Statistics
Artists : 34,246
Reviews : 7,828
Albums : 121,900
Lyrics : 150,541